Bâtir une économie plus verte grâce à l’innovation
Steve Williams, président et chef de l’exploitation, Suncor Énergie
GLOBE 2012 : Discours d’ouverture en plénière, Vancouver, C.-B.
« Bâtir une économie plus verte grâce à l’innovation »
Mercredi 14 mars 2012

LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI

Merci, John, de cette aimable présentation.

Je suis honoré et enchanté d’être ici à nouveau à la conférence GLOBE. Un simple coup d’œil au programme pour les trois prochains jours laisse entrevoir un événement des plus réussis.

Sous le thème : Bâtir une économie plus verte grâce à l’innovation — GLOBE continue de s’imposer comme l’un des meilleurs endroits du monde où discuter d’environnement, d’énergie et, oui, d’économie.

La réalité est qu’aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’avoir ces conversations. Le développement durable n’a jamais été aussi important. Dans nos efforts pour aller de l’avant, il est crucial que nous échangions de l’information et que nous repoussions les limites.

Après tout, c’est le dialogue que nous entretenons aujourd’hui qui mène aux solutions que nous voulons pour demain.

Vous avez entendu le première ministre Clark et Jim Weigand parler du développement durable du point du vue du public et de celui de l’industrie. Dans mes propos, j’ai pensé qu’il serait bon d’aborder l’énergie et sa place dans la situation d’ensemble du développement durable. S’il y a un tableau que j’aimerais vous brosser, c’est celui de l’importance de notre avenir énergétique commun.

En regardant en avant d’un point de vue énergétique, nous devons répondre à des questions difficiles. Par exemple : Qu’est-ce que l’avenir nous réserve sur le plan de la demande d’énergie? Comment pouvons-nous nous attaquer aux défis environnementaux associés à la production et à la consommation d’énergie? Dans quelle mesure la technologie et l’innovation pourront-elles nous aider à satisfaire nos besoins?

Et, vu le débat environnemental de plus en plus polarisé — et j’ajouterais, une tendance inquiétante ¬— y a-t-il de la place pour la collaboration?

Ce n’est pas seulement à un secteur de répondre à ces questions. Chacun de nous dans cette salle… que vous soyez de l’industrie, du gouvernement, d’une ONG environnementale ou du milieu académique… et que vous ayez pris l’avion, votre véhicule ou le transport en commun pour venir à cette conférence, ou que vous soyez venus à pied… nous sommes tous concernés quand vient le temps de trouver des réponses à ces questions.

Les enjeux sont cruciaux. Mais la bonne nouvelle est que nous avons un désir sincère de trouver des réponses — autrement, nous ne serions pas ici à ce forum.

Pour moi personnellement — en tant que président de la plus importante société énergétique intégrée du Canada — répondre à ces questions demande beaucoup de travail de notre part.

Cela veut dire notamment de tendre la main aux parties intéressées hors industrie — et de ne pas déclarer une position et la défendre, mais écouter et répondre.

Quand il est question de notre avenir énergétique, il est difficile de ne pas parler de la place importante que les sables pétrolifères occuperont dans le panier énergétique. Il s’agit réellement d’une ressource qui a le potentiel de fournir aux économies en croissance l’énergie dont elles auront besoin — durant le prochain siècle et par la suite.

Ce dont j’aimerais vous parler aujourd’hui, c’est de la vision positive que Suncor a du développement responsable des sables pétrolifères. C’est une approche qui nous aidera à répondre à nos besoins énergétiques tout en atténuant les impacts environnementaux et sociaux.

En bref, c’est une vision qui a tout à voir avec le développement durable.

Et ne vous en déplaise, ce n’est pas quelque chose de nouveau.

Nous travaillons depuis plus d’une décennie à élaborer une vision selon laquelle les sables pétrolifères pourraient devenir une part clé du panier énergétique du 21e siècle. Et une économie verte est quelque chose que nous envisagions même à ce moment-là.

Ceux parmi vous qui nous connaissent savent que nous attachons depuis longtemps de l’importance à un « triple résultat ». En d’autres termes, nous croyons que les ressources énergétiques doivent être utilisées d’une façon qui créé une croissance économique… favorise le bien-être de la collectivité et réduit au minimum les incidences sur l’environnement.

Suncor travaillait déjà en ce sens avant que cela devienne la chose populaire à faire. C’est parce que nous comprenions alors — et comprenons toujours aujourd’hui — qu’il n’y a pas de contradiction entre une bonne performance économique et la gestion responsable de l’environnement. En fait, ces deux dimensions se soutiennent l’une l’autre.

Chaque fois que nous éliminons des émissions… chaque fois que nous réduisons notre consommation d’eau… ou chaque fois que nous limitons la perturbation des sols… cela se traduit en définitive par des économies d’argent pour nos actionnaires. Tout aussi important — nous favorisons l’acceptabilité sociale de nos activités et de notre objectif d’accroître et de développer une ressource patrimoniale.

La clé pour réaliser un développement énergétique durable, ou mettre en place une économie verte, se résume à deux mots : technologie et innovation. J’y reviendrai dans un moment.

Mais d’abord, j’aimerais mettre le développement des sables pétrolifères dans le contexte d’une des questions difficiles que j’ai posées tout à l’heure. À savoir, comment la demande d’énergie évolue-t-elle et d’où obtiendrons-nous notre énergie?

Réalités énergétiques communes

Je pose cette question car elle nous aide à comprendre si les sables pétrolifères du Canada représentent un obstacle — ou une occasion — quand il est question de bâtir un avenir énergétique plus durable.

Il n’y a probablement pas de meilleur endroit pour trouver des réponses à cette question qu’à l’Agence internationale de l’énergie ou AIE.

L’AIE est une agence indépendante qui analyse les données énergétiques mondiales — et préconise aussi assez publiquement une action mondiale ferme contre les changements climatiques. Elle publie notamment des perspectives qui couvrent les tendances énergétiques de 2010 à 2035.

Voici un aperçu de ce que sera la situation dans 25 ans selon les prévisions de l’AIE :

  • La demande énergétique mondiale est jusqu’à 40 % plus élevée qu’aujourd’hui, surtout en raison de populations croissantes et de niveaux de vie améliorés en Chine, en Inde et dans les autres pays en développement.
  • Les combustibles fossiles demeurent dominants — fournissant 75 % de la consommation mondiale d’énergie primaire en 2035, comparativement à 81 % aujourd’hui.
  • Le pétrole demeure la principale source de carburants de transport, son utilisation passant de 87 millions de barils par jour en 2010 à 99 millions de barils par jour en 2035.
  • Cette hausse a lieu en dépit des améliorations sur le plan de l’économie de carburant, car on s’attend à ce que le nombre de véhicules de tourisme double.
  • La part du panier énergétique occupé par les sources d’énergie renouvelable augmente, mais à un rythme relativement lent. La part des sources d’énergie renouvelable non hydroélectriques utilisées pour la production d’électricité passe de 3 % à 15 % en 2035.
  • Toutefois, une telle augmentation suppose que les subventionnelles annuelles au secteur augmentent de plus de cinq fois pour atteindre 180 milliards de dollars par année.

Ce qui ressort clairement des prévisions de l’AIE, c’est que le monde continuera d’avoir besoin de sources d’énergie sûres, fiables et abordables au cours du prochain quart de siècle — et probablement pendant encore bien plus longtemps. Et aussi que le pétrole continuera de faire partie du panier énergétique.

Donc, deux choses viennent à l’esprit. D’où ce pétrole proviendra-t-il? Et qu’est-ce que cela signifie pour une économie verte?

En Amérique du Nord, il sera de plus en plus difficile de trouver de nouvelles sources de pétrole et la mise en valeur de ce pétrole sera de plus en plus coûteuse. C’est une réalité.

Parallèlement, les pays où le pétrole classique est encore abondant sont malheureusement affligés par de l’instabilité politique et économique.

Les sables pétrolifères du Canada se démarquent. Considérez le contraste. Ils sont situés dans un pays qui valorise des principes démocratiques, une surveillance réglementaire stricte et une économie ouverte. Ils sont exploités dans une économie ouverte, ce qui aide à stimuler l’innovation. Et ils sont exploités par une société libre qui demande des comptes aux entreprises.

Donc quand vient le temps de développer de nouvelles sources de pétrole, je crois que nous faisons face à un choix sérieux. Encore une fois — pas seulement Suncor, mais chacun d’entre nous.

Nous pouvons soutenir le développement responsable de sources d’énergie comme les sables pétrolifères du Canada et nous servir de la richesse générée par ce développement pour créer les solutions énergétiques dont nous aurons besoin à l’avenir… ou nous pouvons accroître notre dépendance à l’égard de sources de pétrole plus lointaines — et souvent beaucoup plus incertaines.

Bien sûr, le pétrole ne représente qu’une partie de l’avenir énergétique plus durable que nous tentons de bâtir.

Dans un monde où la demande énergétique va croissant, la question n’est pas d’exclure une source d’énergie au profit d’une autre. L’avenir consiste à accroître le choix en matière d’énergie et non à le restreindre.

Je crois que nous avons besoin de nous engager avec détermination dans trois voies.

Premièrement, nous devons apporter des améliorations continues à la performance environnementale des activités de mise en valeur des ressources classiques, qu’il s’agisse du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’énergie nucléaire.

Deuxièmement, nous devons développer de façon responsable les sources d’énergie existantes pour créer des emplois et une croissance économique — tout en investissant une partie des profits de la production d’aujourd’hui dans le développement des sources d’énergie de remplacement de demain et de nouvelles technologies environnementales.

Troisièmement, nous devons considérer les futurs besoins en énergie… en fonction du genre de société que nous voulons bâtir… puis développer une stratégie claire pour répondre à ces besoins.

Évaluons la situation, puis passons à l’action

Considérons donc le genre de progrès que nous faisons :

Sur le front environnemental, notre industrie fait des progrès tangibles.

En misant sur l’innovation — et en mettant à profit la technologie — nous sommes devenus beaucoup plus éconergétiques. Depuis 1990, année de référence de l’accord de Kyoto, les émissions de GES par baril ont été réduites d’environ 40 % à l’échelle de l’industrie. Suncor a quant à elle réduit l’intensité de ses émissions de 50 %.

Cela nous place parmi les chefs de file en Amérique du Nord sur ce front, avec l’industrie sidérurgique en Ontario. Cela signifie aussi que nous produisons davantage des carburants de transport dont notre économie a besoin en émettant beaucoup moins de GES qu’il y a dix ans.

En termes d’intensité carbonique, nous avons réduit l’écart entre le pétrole brut provenant des sables pétrolifères et le pétrole brut classique importé à environ 10 % sur la base du cycle de vie.

La mise en valeur des sables pétrolifères est également exigeante en eau, mais elle le devient progressivement moins. L’utilisation absolue d’eau aux installations de sables pétrolifères de Suncor a été réduite de près de 30 % en cinq ans. Nous utilisons aujourd’hui la même quantité d’eau qu’en 1998, en dépit d’une production trois fois plus importante.

Comme la plupart des activités de production d’énergie, la mise en valeur des sables pétrolifères perturbe les sols — et pour être honnête, ce n’est pas toujours joli. Mais nous avons l’intention de restaurer tous les terrains perturbés et de les remettre dans leur état naturel. L’un des objectifs environnementaux clés que nous avons annoncés publiquement est d’accroître notre taux de remise en état des terrains de 100 % entre 2009 et 2015.

À l’avenir, nous nous attendons à faire d’autres gains en travaillant en collaboration avec nos pairs de l’industrie, les gouvernements, les groupes environnementaux et les universités.

Faut-il faire plus? Absolument. Mais je crois que nous allons dans la bonne direction et travaillons à des solutions concrètes et innovantes.

Maintenant, penchons-nous sur la deuxième voie que j’ai mentionnée, soit utiliser les ressources énergétiques d’aujourd’hui en tant que pont vers un avenir énergétique plus durable.

Considérez ceci : le Canadian Energy Research Institute prévoit que 2 billions de dollars seront investis dans l’industrie des sables pétrolifères au cours des 25 prochaines années.

Durant la même période, on s’attend à ce que l’industrie génère près d’un demi-billion de dollars en recettes gouvernementales et crée plus de 800 000 nouveaux emplois au Canada.

Ce qui est excitant, c’est que cette création de richesse peut être directement reliée aux progrès sur le plan du développement durable ou du verdissement de notre économie.

Permettez-moi de vous donner deux exemples.

Depuis les deux dernières années, Suncor a introduit une nouvelle technologie pour s’attaquer à l’un des défis les plus importants pour notre industrie — les immenses bassins nécessaires au stockage des résidus liquides provenant des opérations minières.

Cinq nouveaux bassins de stockage qui auraient été construits sous un scénario de statu quo ne verront jamais le jour. Nous prévoyons aussi éliminer sept de nos huit bassins de résidus existants. Tout cela au moyen d’une technologie qui nous permet de remettre en état des sites miniers complets en environ un tiers du temps que cela prend aujourd’hui.

Ce type d’innovation change la donne, mais coûte cher. Nous avons dépensé des dizaines de millions de dollars en R et D et prévoyons consacrer plus d’un milliard de dollars à la mise en œuvre de cette technologie.

On peut voir un deuxième exemple dans le domaine de l’énergie renouvelable.

Au risque de prêcher aux habitués — nous savons tous que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, les biocarburants et les autres sources d’énergie de remplacement doivent occuper une place croissante dans le panier énergétique du 21e siècle. Mais il faudra du temps et des dépenses en capital considérables avant qu’elles ne deviennent commercialement viables à grande échelle.

Suncor a déjà engagé 750 millions de dollars dans son portefeuille de sources d’énergie renouvelable. Nous exploitons actuellement la plus grande usine de production de biocarburants du Canada ainsi que six centrales éoliennes. Nous reconnaissons qu’il s’agit de certaines des sources d’énergie de l’avenir.

Avenir énergétique commun

Finalement, il y a une troisième voie que nous devons tenter — évaluer nos besoins énergétiques futurs et développer un plan pour les satisfaire.

Suncor a été l’un des premiers défenseurs de l’élaboration d’une stratégie énergétique nationale et durable pour le Canada. Il est essentiel que nous évaluions quels seront nos besoins énergétiques dans 20 ans, voire 50 ans — et que nous déterminions le panier de ressources énergétiques prouvées et potentielles pouvant le mieux répondre à ces besoins.

Nous devons trouver des moyens de livrer l’énergie là où elle est nécessaire — au moment où elle est nécessaire. Les difficultés que nous connaissons à construire de nouveaux pipelines et de nouvelles lignes de transport d’énergie témoignent de ce qui arrive à défaut d’avoir une stratégie énergétique claire.

Et nous avons tous un rôle à jouer en ce sens. Les gouvernements doivent à la fois financer directement la R et D et promouvoir un climat d’investissement favorable à la technologie.

L’industrie, en retour, doit faire plus de place à la recherche et au développement dans ses modèles opérationnels.

Ce genre de stratégie consisterait à établir des cibles et des objectifs de réduction des GES et à élaborer un plan clair pour les atteindre.

Finalement — et je ne peux insister assez là-dessus — une stratégie énergétique durable doit aussi s’intéresser à la façon dont nous, en tant que société, utilisons les ressources énergétiques.

Encore une fois, cela nous ramène à l’idée d’un avenir énergétique commun.

Étant donné que 80 % des émissions de GES provenant d’un baril de pétrole sont produites au point de consommation et non au point de production — nous devons nous pencher sur la façon dont l’énergie est consommée en plus de la façon dont elle est produite.

Les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, ici encore, aident à mettre les choses en perspective :

D’ici 2035, la Chine devrait consommer 70 % plus d’énergie que les États-Unis, qui seront le deuxième consommateur d’énergie dans le monde. Toutefois, même alors, la consommation d’énergie par habitant en Chine sera encore de moins de la moitié de son niveau aux États-Unis.

La leçon à en tirer : si nous tenons réellement à gérer les émissions de GES, nous les nord-américains devons nous pencher sérieusement sur la réduction de la consommation d’énergie dans notre propre cour.

Il ne sera pas facile de relever ces défis, mais je suis persuadé que nous pouvons y arriver si nous y mettons toute notre volonté. Et il y a moyen d’alléger cette tâche, mais seulement si nous sortons de notre zone de confort et commençons à travailler ensemble.

L’innovation grâce à la collaboration

Lorsqu’on examine l’industrie des sables pétrolifères, il n’est pas difficile de voir que l’ingéniosité humaine et l’innovation font partie de notre ADN. Les défis technologiques l’exigent — et grâce à notre engagement et à nos efforts en matière d’amélioration continue, nous voyons des progrès tangibles.

Je crois que nous réalisons des progrès sur le plan de la technologie et de l’innovation, mais pas aussi rapidement qu’il ne le faudrait.

Nous sommes à l’écoute des Canadiens… et nous savons que vous désirez que nos entreprises fassent mieux.

Nous croyons que la gérance de l’environnement est une responsabilité partagée — qu’il soit question des résidus, de l’eau, des sols ou des gaz à effet de serre.

En travaillant ensemble avec les gouvernements, les ONG et les autres parties intéressées, je suis heureux de dire que nous faisons des progrès vers une économie plus verte et un avenir énergétique durable. Certainement grâce à l’innovation — mais aussi grâce à quelque chose à laquelle je faisais allusion plus tôt — à savoir la collaboration.

Il a deux semaines, je me suis joint à 11 autres chefs d’entreprise du secteur des sables pétrolifères pour annoncer la création de la Canadian Oil Sands Innovation Alliance ou COSIA.

Nous avons créé l’alliance de façon à reconnaître que nous devons travailler ensemble à réduire nos impacts environnementaux.

Cela semble simple, mais nos 12 entreprises se sont rendu compte qu’aucune d’elles n’avait le monopole des idées en matière d’environnement. Et nous savons que la somme de ce que nous faisons sera plus grande que tout effort individuel.

La COSIA est l’engagement public de notre industrie à faire preuve de collaboration. Elle est une façon de dire que nous sommes prêts, désireux et capables de répondre aux attentes des Canadiens et d’accélérer le rythme et la portée de nos initiatives environnementales.

Et nous savons que la collaboration fonctionne. Nous le voyons dans le succès que connaissent d’autres organisations de l’industrie, y compris :

  • le Canadian Oil Sands Network for Research and Development;
  • l’Oil Sands Leadership Initiative ou OSLI; et
  • l’Oil Sands Tailings Consortium.

L’une des meilleures façons de décrire la COSIA et les organisations qu’elle a remplacées est de parler du travail qu’elles font. Un projet entre autres porte sur une nouvelle technologie de combustion de gaz oxygéné visant à réduire les émissions de CO2 provenant de l’exploitation in situ des sables pétrolifères.

Douze entreprises ont collaboré à des chaudières d’envergure commerciale incorporant une technologie de captage, de purification et de compression de CO2.

Cette technologie captera 99 % des émissions de CO2 — et se traduira par une réduction importante des contaminants présents dans les émissions atmosphériques.

Un autre exemple de collaboration, qui selon nous est très prometteur, concerne le domaine de la remise en état des terrains.

Il y a environ un an, plusieurs producteurs se sont réunis pour un essai hivernal de plantation en milieu humide dans la forêt boréale de l’Alberta.

Permettez-moi de répéter le contexte... hiver… plantation…

Ces deux mots ne vont pas habituellement ensemble. Mais les entreprises ont trouvé un moyen de rendre cela possible. À des températures aussi froides que moins 25 degrés, 900 épinettes noires ont été plantées dans un milieu humide qui avait été perturbé.

Les résultats ont montré que plus de 94 % des épinettes noires ont survécu. Si cette approche est aussi importante, c’est parce qu’elle permettra aux entreprises de reboiser des zones qui sont d’un accès difficile durant les mois d’été, en raison de la nature boueuse du muskeg après la fonte printanière.

Tôt ou tard, nous croyons que cette nouvelle technique augmentera considérablement notre capacité de remettre en état des écosystèmes boréaux naturels.

Les 12 sociétés membres de COSIA demeurent des concurrents et continueront de se livrer une concurrence dynamique sur le marché avec leurs produits — mais nous savons que lorsqu’il est question d’environnement, nous gagnons tous à travailler ensemble.

Conclusion

Comme vous pouvez tous le constater maintenant j’en suis sûr — je suis un optimiste. Je crois fermement que les technologies innovantes et la collaboration créeront un avenir énergétique plus durable.

Cependant, je crois aussi à la nécessité cruciale d’avoir une conversation basée sur les faits au sujet des avantages et des risques de la production d’énergie — et de la façon dont nous maximisons les avantages et réduisons les risques.

Les prises de position et les injures publiques ne mènent pas à de véritables solutions. Ce dont nous avons besoin, c’est de la volonté de travailler ensemble pour le bien commun.

J’aimerais donc conclure en vous incitant à participer davantage au dialogue sur l’énergie et le développement durable. Nous voulons connaître votre opinion.

  • Alors, assurez-vous de visiter notre stand dans l’aire d’exposition du salon commercial.
  • Posez des questions…puis posez encore d’autres questions… posez des questions vraiment difficiles.
  • Et durant votre visite, inscrivez-vous à Flash sur les sables pétrolifères — notre bulletin et blogue sur le sujet. Pour Suncor, ce n’est qu’un outil de plus qui, nous l’espérons, aide à faire la lumière sur les enjeux liés au développement durable.

Lorsque nous parlons de notre avenir énergétique, tout est dans la conversation. Les résultats de demain en matière d’énergie et d’environnement dépendent du dialogue que nous entretenons et des choix que nous faisons aujourd’hui.

Travaillons ensemble à nous assurons que nous faisons des choix judicieux et éclairés.

Je vous remercie et j’espère que vous apprécierez le reste de la conférence.