Puiser dans ses racines autochtones : l'histoire de Connor McCallum

Connor McCallum patine
Le choix d'une carrière est un chemin souvent jalonné de prises de conscience, de moments de réalisation et, parfois, d'un ou de deux échecs. C’est un chemin non linéaire, c’est le moins que l’on puisse dire. 

Dans le cas de Connor McCallum, son incursion dans le domaine de la gestion de la chaîne d’approvisionnement (GCA) s’est faite à la suite d’une rencontre fortuite dans le cadre du Programme pour étudiants autochtones (anciennement appelé « programme d’emplois d’été pour les Autochtones ») à Suncor. 

« J'ai participé au Programme pour étudiants autochtones de Suncor, et j'y ai été approché par une femme merveilleuse du nom de Jamie Cluff, qui m'a demandé si je voulais essayer la chaîne d'approvisionnement après avoir travaillé aux Finances », explique Connor, le tout premier récipiendaire du prix Enbridge de la Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) Business School de Calgary, une bourse d'études pour les étudiants du programme de GCA de l'établissement postsecondaire. 

« J'ai dit oui sans savoir exactement dans quoi je m'embarquais, mais finalement, j'ai apprécié cette expérience beaucoup plus que la précédente ». Connor a changé sa majeure pour la GCA après sa deuxième année de comptabilité au SAIT, et on connaît la suite. 

Mais son histoire ne se résume pas à cela. 

Ayant grandi avec son père à Strathmore, en Alberta, Connor a poursuivi sa passion pour le hockey tout au long de son enfance, puis a fait partie de l'équipe collégiale de hockey masculin des Trojans du SAIT ces cinq dernières années. Ce qui passe un peu sous le radar, c’est qu’il est un membre des

Premières Nations de plein droit et qu’il s’identifie fortement en tant que Cri, alors que lui et sa mère sont originaires du territoire du Traité n° 6 dans le nord de la Saskatchewan. Après le décès de son père, emporté par un cancer, Connor a commencé à prendre conscience d'une partie de son identité spirituelle qui lui avait échappé en raison de l'éducation inconsciemment biaisée de son père, qui a grandi dans la région rurale de Strathmore.

« Ma sœur et moi n'avons jamais vraiment puisé dans nos racines autochtones lorsque nos parents ont divorcé, à un très jeune âge, dit Connor. Nous avons grandi en rendant visite à ma kokum, mes cousins et les autres membres de la famille. J'avais des amis un peu partout, dans la réserve et à l'extérieur, même chose dans le monde du hockey. Ce n'est qu'en fréquentant le SAIT que j'ai réalisé que j'avais négligé une énorme partie de mon identité pendant des années ». 

Depuis, Connor s'est engagé à se réapproprier son héritage culturel et spirituel, à en apprendre davantage, et à transmettre ses connaissances à ses collègues, ses coéquipiers et ses pairs chaque fois que l'occasion se présente. 

« Mon aîné Dean Manywounds m'a dit une phrase qui a été très évocatrice pour moi : Nos guerriers sur le champ de bataille sont maintenant nos guerriers dans les salles de réunion », rapporte-t-il. 

Cet engagement lui a maintenant valu une nouvelle reconnaissance – il est le tout premier récipiendaire du prix Enbridge. 

Enbridge s’est associé au SAIT en 2019 pour mettre en place une bourse d’études annuelle de 1000 $ afin d’encourager l’intérêt des étudiants autochtones pour la GCA. La bourse d'études fait partie des efforts déployés par Enbridge pour perfectionner des professionnels de la GCA à travers l'Amérique du Nord et attirer les talents tout en offrant des occasions aux étudiants de cultures diversifiées. 

En plus d'avoir reçu le prix Enbridge, Connor est également un leader de la Students’ Association Indigenous Student Alliance (SISA) du SAIT, qui a comme objectif de favoriser l'inclusion et d'élargir les possibilités pour les étudiants autochtones au SAIT. Connor explique que son rôle de responsable de la SISA témoigne du besoin qu’il ressent de redonner à sa communauté et de développer ses racines autochtones.

Connor dit que sa mère a été en grande partie la source de son énergie.

« Ma mère est infirmière depuis 25 ans dans notre territoire du Traité n° 6 dans le nord de la Saskatchewan, explique Connor. Je vois la contribution qu'elle apporte directement dans la réserve, et c'est un impact que je veux avoir sur les entreprises autochtones et le secteur des entreprises ». 

Le soutien qu'a reçu Connor – que ce soit sous la forme de bourses d'études, d'occasions ou de mentorat – a mis en lumière un nouveau parcours professionnel qui lui permettra d'avoir cet impact. 

 

* Cette histoire a été publiée à l'origine par Enbridge et se trouve ici.