Trouver nos « points faibles » pour combattre le racisme

Image numérique de quatre mains se tenant dans un cercle de tons de peau différents
Il est facile de penser que les plus récentes activités antiracistes ont été stimulées par des événements comme les horribles fusillades à Atlanta la semaine dernière ou le décès de Breonna Taylor et George Floyd, mais la vérité est que de telles discussions et de tels mouvements ont lieu depuis longtemps.

La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (21 mars) a débuté en 1960 lorsque la police de Sharpeville, en Afrique du Sud, a ouvert le feu lors d'une manifestation pacifique contre les « lois relatives aux laissez-passer » imposées par le régime de l'apartheid, tuant 69 personnes.  

Depuis ce temps, le régime de l'apartheid de l'Afrique du Sud a été démantelé, les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et un cadre international pour lutter contre le racisme a été créé, mais nous continuons à voir des communautés et sociétés souffrir d'injustice et de préjugés découlant du racisme. 

Le mouvement Black Lives Matter et les attaques racistes antiasiatiques découlant de la pandémie de COVID-19 témoignent de la douleur que les opinions discriminatoires et racistes continuent à causer. Le Canada ne fait pas exception tandis que nous continuons à aborder la discrimination dans la Loi sur les Indiens, ainsi que ses impacts sur les Autochtones.   

« Nous devons reconnaître l'existence du racisme, car il est impossible d'aborder les choses auxquelles nous ne sommes pas prêts à faire face, mentionne Charlene Waugh, directrice de l'Inclusion et diversité à Suncor. Je me suis engagée personnellement – comme bon nombre d'entre nous à Suncor – à en savoir plus sur la discrimination raciale et à mettre au défi mes points faibles relativement à mes propres préjugés et opinions discriminatoires. »

Les apprentissages de Charlene l'ont menée à un sondage sur les données d'Abacus de 2020 selon lequel deux tiers des Canadiens affirmaient que selon eux, la discrimination était courante au Canada, et un autre 61 pour cent des participants ont indiqué que le racisme systémique existait. Le sondage a également conclu que les Autochtones, les musulmans et les communautés noires et transgenres sont plus susceptibles d'être victimes de discrimination. 

« Bien que ces résultats puissent être perturbants, ils nous aident à être honnêtes avec nous-mêmes et avec la réalité des expériences que vivent les gens. C'est ce malaise qui nous permettra de changer les choses », indique Charlene. 

Relever le défi 

Reconnaître la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale représente à la fois une réflexion et un défi. 

« Soyons ouverts et honnêtes avec nous-mêmes à propos des préjugés et des opinions discriminatoires que nous pourrions avoir, car nous les avons tous, mentionne Charlene. Si nous nous engageons tous à améliorer notre sensibilisation et à prendre des initiatives pour mettre fin à la discrimination raciale, nous pouvons créer un lieu de travail et une communauté agréables pour tous. »